Accessibilité

Retour aux actualités

Expulsion des quais de Seine : le dialogue imaginaire de la municipalité pour masquer l’indignité

La municipalité de Saint-Ouen affirme que le campement des berges de Seine est parti « de son propre chef», à l'issue d'un « dialogue ». Cette conception très personnelle du « dialogue » et du « départ de son propre chef » n’est pas la notre.

Expulsion des quais de Seine : le dialogue imaginaire de la municipalité pour masquer l’indignité

La municipalité de Saint-Ouen affirme que le campement des berges de Seine est parti « de son propre chef», à l'issue d'un « dialogue ».

Cette conception très personnelle du « dialogue » et du « départ de son propre chef » n’est pas la notre

L’actuelle majorité cherche vraisemblablement à réécrire le récit de cette expulsion, qui a été ordonnée par le juge des référés du tribunal administratif de Montreuil avant d’être mise en œuvre sous la contrainte des passages très fréquents de la police municipale.

Il ne s’agit donc pas d’un départ spontané, mais une expulsion forcée d’un lieu de vie pourtant occupé depuis plusieurs mois par une quarantaine de personnes, dont plus de la moitié étaient des enfants de moins de 10 ans dont certains scolarisés à Saint-Ouen, et 3 femmes enceintes. Ces familles n’ont fait l’objet d’aucune évaluation de leurs besoins malgré leurs vulnérabilités : aucun des travailleurs sociaux ne s’est rendu à leur rencontre en amont.

La liste Pour Saint-Ouen à la tête de municipalité s’interdira toute expulsion du domaine public sans évaluation et proposition d’hébergement digne et adapté préalables, et déploiera un grand accueil de jour sous la forme d’un tiers lieu solidaire afin de favoriser l’accueil et l’accompagnement de toutes les personnes dans le besoin.

Expulser c’est repousser le problème, sans accompagner les gens ni les accueillir.